Paul Olsen, conseiller municipal à La Patrie, a été suspendu 60 jours par la Commission municipale du Québec pour atteinte à l'honneur et à la dignité de sa fonction.
Il se serait présenté en état d'ébriété à l'hôtel de ville de sa municipalité.
Invité à commenter, Stéphane Gendron, ancien maire de Huntingdon et chroniqueur politique, discute des implications de cette affaire.
Les élus municipaux subissent des pressions, notamment en période préélectorale, dit-il.
«On veut que les élus, ça soit comme l'ordre des comptables, l'Ordre des avocats, l'Ordre des notaires. Puis, si vous n'êtes pas dans les règles, on va vous poursuivre, on va vous accuser. Mais ce n'est pas drôle. Il n'y a pas le même régime pour les députés à l'Assemblée nationale. Pour condamner des députés à l'Assemblée nationale, ça prend deux tiers des votes de l'Assemblée, ça prend un rapport de la commissaire. Il y a des enquêtes, on a le droit à l'avocat. C'est un long processus pour les élus, c'est la chape de plomb qui tombe dessus. On tombe en période préélectorale. La campagne électorale officielle, ça commence fin septembre, mais on le sait très bien qu'au printemps, les annonces se font et les équipes se font.»
Stéphane Gendron a pris le temps de téléphoner à M. Olsen. Selon lui, il ne reviendra pas sur la scène politique.