Les employés du CHUS Hôtel-Dieu sont inquiets de la violence dans le département de psychiatrie.
En plus des conditions difficiles au département de psychiatrie de l'Hôtel-Dieu de Sherbrooke, les employés subissent jusqu'à 30 micro-agressions par jour.
Pour le syndicat SCFP, c'est une autre raison de craindre pour la sécurité du personnel.
«Quand je vois qu'il y a des fourchettes à barbecue, des lames qui sont retrouvées dans les poubelles emballées dans du papier à main, ben oui, peut-être qu'on aurait besoin de détecteur de métal à certaines entrées de psychiatrie, ça moi je pense. Personnellement, je pense que c'est quelque chose qui serait nécessaire. Est-ce qu'il y a un manque de formation aussi?»

Source: SCFP
M. Dumont signale aussi des caméras défectueuses dans les salles d'isolement et la présence de seulement 5 préposés aux bénéficiaires pour 110 patients de soir et de nuit en psychiatrie.
Il accuse la direction de ne pas prendre la question assez au sérieux.
En entrevue à l'émission l'Estrie aujourd'hui, il déplore ne pas avoir été mis au courant que le CIUSS avait demandé un rapport sur la situation.
Il y a quelques jours, un rapport révélé par La Tribune a mis en lumière ces problèmes.
«Normalement, quand il y a des choses comme ça qui se passent au CIUSSS, l'employeur a la décence de nous informer qu'il y a des enquêtes du genre qui sont mises en place. Malheureusement, cette fois-là, on n'a pas été averti. On a su entre les branches qu'il y avait des gens qui sont allés rencontrer nos membres.»
Selon Alexandre Dumont, du SCFP, le syndicat n'a pas été informé de cette enquête au préalable.