Marine Le Pen, la chef de file de l’extrême-droite en France, a été condamnée pour des faits de détournement de fonds: 4 ans de prison et 100 000 euros d’amendes.
Mais surtout : 5 ans d’inéligibilité… Cela veut dire qu’elle ne pourra pas être candidate à la prochaine élection présidentielle de 2027.
Elle a été condamnée pour l'affaire des assistants parlementaires européens, impliquant un détournement de fonds du Parlement européen entre 2004 et 2016.
Écoutez Gali Bonin, journaliste pigiste basé à Paris, discuter des implications de cette affaire et des réactions en France, à l'émission Le Québec maintenant lundi.
«À l'extrême droite: on parle évidemment de la mort de la démocratie. On a aussi mentionné cette journée-là comme une journée noire, une tache indélébile dans l'histoire de notre démocratie. En fait, ce que Marine Le Pen a dénoncé [...] c'est carrément un procès politique qui lui serait intenté. On pourrait croire que tous les autres partis politiques sont en fait ravis que Marine Le Pen soit écartée de la présidentielle comme ça... Mais ce n'est pas le cas à l'extrême gauche: Jean-Luc Mélenchon dit que la décision de destituer un élu doit revenir au peuple.»