Il se vend beaucoup, beaucoup moins de billets d'avion entre le Canada et les États-Unis. C'est une chute, selon les différentes données que l'on peut consulter, de 70 à 75 % sur un an.
Écoutez Frédéric Dimanche, directeur de l'École de gestion de l'hôtellerie et du tourisme à l'Université métropolitaine de Toronto, discuter de la baisse significative des réservations de vols du Canada vers les États-Unis.
Faut-il s'étonner d'une telle baisse?
«D'une certaine manière, non, parce que l'on voit quand même que les Canadiens, depuis deux mois, ont réagi très fortement aux menaces des États-Unis au niveau économique et à la menace aussi de faire du Canada un 51ᵉ État. On n'a pas du tout apprécié», dit-il.
«Et puis, d'un autre côté, l'ampleur de cette réponse me surprend tout de même, parce qu’une chute de 70 % des réservations, c'est quand même beaucoup. J'avoue que je ne m'attendais pas à une telle réponse des touristes ou des visiteurs canadiens vis-à-vis des États-Unis. Alors bien sûr, on a le temps encore de changer d'avis. La situation peut encore s'améliorer dans les semaines à venir. Mais aujourd'hui, à la fin du mois de mars, c'est une réponse très, très forte qui montre que les Canadiens prennent ces mesures très au sérieux.»
Cette réduction est attribuée à des tensions économiques et politiques, notamment les menaces des États-Unis de traiter le Canada comme un 51ᵉ État. Les secteurs du tourisme dans des États américains comme la Floride, New York et la Californie pourraient être particulièrement affectés, malgré un impact limité sur l'économie américaine globale.