Le myélome multiple est le deuxième cancer du sang le plus répandu dans le monde. Bien qu’il soit considéré comme traitable, il demeure incurable.
Vivre avec la maladie est d’emblée difficile pour les patients et leurs soignants, mais les patients atteints de myélome qui vivent à l’extérieur des centres urbains sont souvent confrontés à des défis de taille du fait de l’accès limité aux soins de santé en raison de la distance, des coûts à débourser, de l’isolement et des disparités en matière de ressources.
Au Québec, la prévalence de la maladie est plus élevée au nord de la ville de Québec, et est regroupée de part et d’autre de l’estuaire de la voie maritime du Saint-Laurent.
Le Dr Michel Pavic, hémato-oncologue au Département de médecine, Division d’hématologie-oncologie, Institut de recherche sur le cancer de l’Université de Sherbrooke (IRCUS), partage son expérience auprès de patients adultes atteints du myélome et résidants en milieu rural, des disparités d’accès aux soins et ressources entre les centres urbains et les communautés éloignées, en plus de fournir de l’information sur la maladie, généralement méconnue.
Il souligne les progrès thérapeutiques réalisés, bien que la maladie reste incurable, avec des traitements coûteux qui posent des défis d'accessibilité, surtout en milieu rural.
«Autrefois, il y a encore 25, 30 ans, c'était une maladie qui était constamment mortelle. Et rapidement, on peut prendre deux ans, deux ans et demi de moyenne, d'espérance de vie. Aujourd'hui, l'espérance de vie a été énormément améliorée. Beaucoup de patients vont vivre plus que huit, dix ans et parfois plus, mais et avec une qualité de vie qui a été également très améliorée.»
Le Groupe des maladies placebo au Québec vise à uniformiser les pratiques à travers la province pour améliorer l'accès aux soins.