Le ministre responsable des Services sociaux, Lionel Carmant, veut sortir 5000 personnes de la rue au Québec.
De l'œil de Gabriel Palotta, coordonnateur de la Table d'itinérance de Sherbrooke, est-ce un objectif trop ambitieux de réduire de la sorte l'itinérance en fournissant des logements à ces personnes cette année?
«C'est ambitieux, mais pas loin d'être impossible. Je pense que c'est quelque chose qu'on peut atteindre. Mais le problème, c'est qu'en même temps, il y a plus que 5000 personnes par année qui peuvent rentrer en situation d'itinérance à travers d'autres processus. C'est des problèmes de pauvreté, de sécurité alimentaire, d'éducation, employabilité, toxicomanie.»
M. Palotta souligne l'importance de ne pas se concentrer uniquement sur le logement, mais aussi sur les services de soutien et la prévention pour aborder les causes profondes de l'itinérance, telles que la pauvreté, la sécurité alimentaire, et la santé mentale.
Un grand dénombrement est prévu à Sherbrooke autour du 15 avril pour mieux comprendre la situation, ajoute l’intervenant invité à commenter sur les ondes du 107,7 Estrie.