Malgré les faux pas et les mauvaises déclarations, Mark Carney et les libéraux sont actuellement en tête dans les sondages, notamment au Québec.
Les controverses, notamment en confondant la tuerie de Polytechnique avec celle de Concordia et en se trompant sur le nom d'une candidate à Montréal, ne semblent pas leur coller au dos.
Le projet de loi 96 et la mauvaise traduction du programme «Maison Canada» ont également alimenté les discussions.
L’ancien sénateur conservateur Pierre-Hugues Boisvenu critique la gestion de la campagne de Carney, soulignant une méconnaissance des enjeux québécois par son équipe, majoritairement basée à Toronto.
Il note aussi qu’à ses yeux les médias sont plus tendres avec le chef libéral. M. Boisvenu dresse un parallèle entre la présente campagne et celle de l’an dernier aux États-Unis.
«Du moins, il est très peu questionné. Et je me suis dit au début de la campagne que le choix de M. Carney ressemble un peu au choix de Kamala Harris aux États-Unis. Lorsqu'on Mme Harris a été et a été présente dans tous les médias, plus elle parlait, plus elle descendait dans les sondages. J'ai comme l'impression que les libéraux ont fait le contraire en disant tu vas parler le moins possible parce que notre avance ne doit pas être fondue au soleil. Si tu fais des déclarations qui ne sont pas, ils ne sont pas trop incompréhensibles.»
Pierre-Hugues Boisvenu en veut à M. Carney d’avoir refusé l’offre de TVA et ainsi d'échapper à un débat en français.